Les Dionysies, c’est le festival de théâtre antique à Paris initié par Philippe Brunet et le Théâtre Démodocos et organisé par la Direction des Affaires culturelles de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université. Découvrez les événements de l’édition 2026, 32e année du Théâtre Démodocos, en partenariat cette année avec le lycée Louis-le-Grand, le lycée Jules Ferry, le Lavoir Moderne Parisien et le cinéma Les 3 Luxembourg.
SPECTACLES, PROJECTIONS ET RÉCITALS
Projection : Le double destin du roi Œdipe
mercredi 18 mars, 18h30.
Cinéma Les 3 Luxembourg, 67 rue Monsieur le Prince, 75005
Durée : 1h52
Les réservations se font sur le site du cinéma Les 3 Luxembourg. Les places seront mises en vente à l’approche de la diffusion.
La pièce de Sophocle a été tournée sur la scène de l’auditorium de la BNF et les scènes extérieures ont été filmées en Grèce, dans la Cyclade Kéa. La 1e projection a eu lieu à l’Auditorium du Louvre, le 20 nov. 2021.
Une pandémie meurtrière frappe le pays de Thèbes. Le roi Œdipe, qui a consulté la Pythie de Delphes, décide de mener l’enquête et de rechercher les assassins du roi Laïos. Mise en scène masquée, alternant entre éclairage théâtral pour les scènes dramatiques et lumière grecque pour le hors-scène de la tragédie. Le cinéma montre ce que le théâtre se contente de raconter, mais toute la difficulté consiste à ne dévoiler rien de plus que ce qu’il est permis de connaître, et de suivre l’intrigue pas à pas.
d’après Œdipe roi de Sophocle, avec les comédiens du Théâtre Démodocos.
Réalisation Philippe Brunet ; Montage Sophie Brunet ; Musique François Cam ; Chorégraphie Fantine Cavé-Radet ; Masques Guillaume Le Maigat ; Costumes Florence Kukucka. Postproduction : Studio Orlando.
Avec le partenariat de l’Université de Rouen (ERIAC), de la Sorbonne Université, de la BNF, de la Mairie de Kéa.
Récital : L’Iliade, Homère
jeudi 19 mars, 19h30.
Campus Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne – 75005 Paris – Amphithéâtre Richelieu
Durée : 1h20
Dans une tradition aussi ancienne que la troupe trentenaire Démodocos, quelques aèdes diront le chant 22 de L’Iliade. Le bonheur troyen rendu plus que jamais sensible au moment où la ville de Troie s’apprête à perdre son principal défenseur, Hector.
Le texte traduit par Philippe Brunet a été publié aux éditions du Seuil en 2010.
Avec Philippe Brunet et les aèdes de la compagnie Démodocos.
Euthyphron, ou de la piété, Platon
vendredi 20 mars, 18h.
Lycée Louis-le-Grand, 123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris – Amphithéâtre Patrice Chéreau
Durée : 1h.
Nous aborderons de nouveau, cette année, ce dialogue de Platon qui questionne la piété en dialogue. Nous le faisons en parallèle d’une traversée d’Iphigénie en Tauride d’Euripide qui aborde la même question (25 et 29 mars au Lavoir Moderne Parisien, dans le cadre du Festival). Euthyphron commence à Athènes aux portes du Tribunal où se jouent deux procès : celui du devin Eutyphron qui accuse son père et celui de Socrate, accusé d’impiété, d’introduire de nouveaux dieux et de corrompre la jeunesse. La dialectique déploie les vertiges et les apories des rapports entre piété et justice.
Dialogue mis en scène et interprété par Hugues Badet et Stéphane Poliakov.
Antigone, Sophocle
vendredi 20 mars, 20h
Lycée Louis-le-Grand, 123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris – Amphithéâtre Patrice Chéreau
samedi 28 mars, 21h – Dans le cadre de la trilogie thébaine
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
Durée : 2h.
Peut-on négliger les morts ? et ravaler les vivants au rang de ces derniers ? L’ombre d’Antigone et des sphinx qui hantent la Cadmée nous invitent à jouer cette pièce depuis 2005. Version de 2016, avec 3 acteurs masculins pour tous les rôles et un chœur.
Mise en scène et traduction : Philippe Brunet. Musique : François Cam. Costumes et masques : Fantine Cavé-Radet.
Avec : Philippe Brunet, Henrri de Sabates, Nicolas Lakshmanan.
Chœur : François Cam (dir.), Yanis Cleret, Maël Bailly, Annelise Baud, Anne-Iris Muñoz, Diane-Iris Ricaud, Charles Ragusa, Irène Grigorieff.
Medicus Invitus, Molière
samedi 21 mars, 19h.
Lycée Louis-le-Grand, 123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris – Amphithéâtre Patrice Chéreau
Durée : 1h.
La plus dionysiaque des farces de Molière est, pour la première fois, jouée en traduction latine sous-titrée en français.
Les bouffonneries de Sganarelle, bûcheron volage, buveur et mythomane, s’adressent au public scolaire, aux latinistes amateurs ou chevronnés, et à tous les amoureux de Molière.
Traduction et mise en scène de Laurent d’Aumale
Avec :
Sganarellus Maxime Michel; Martina : Marie Rondeau; Robertus : Léo Demeaux; Lucas : David Bonneau; Valerius : Arthur Édouard; Gerontius : Laurent d’Aumale; Jacomina : Séverine Tarantino; Lucinda : Irene Sofia Mauro; Leander : Cyprien Lemoigne; Thibaldus : Jeremy Grant; Petrinus : Timothée Masurel.
Ariane ou Les Noces de Thétis et Pélée, d’après Catulle
samedi 21 mars, 20h30.
Lycée Louis-le-Grand, 123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris – Amphithéâtre Patrice Chéreau
Durée : 1h
Un narrateur du poème de Catulle évoque la figure de Thésée vainqueur au labyrinthe, une interprète joue la figure d’Ariane abandonnée, un satyre passe incarner la venue de Dionysos.
Au centre du livre de Catulle, ce poème marque le retour de la prosodie française à l’hexamètre légué par les Anciens.
Mise en scène Philippe Brunet. Texte français traduit du latin par André Markowicz.
Avec François Trublereau, Diane-Iris Ricaud et Yanis Cleret.
Médée, Euripide
dimanche 22 mars, 18h.
Lycée Louis-le-Grand, 123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris – Amphithéâtre Patrice Chéreau
jeudi 26 mars, 19h30.
Campus Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne – 75005 Paris – Amphithéâtre Richelieu
Durée : 2h30.
Médée, répudiée par Jason et bannie par son beau-père Créon, tue sa rivale et ses propres enfants et va se réfugier à Athènes chez le roi Égée. Étrangère, barbare, épouse trahie, sorcière, meurtrière, petite-fille du Soleil : peut-on être sa complice, doit-on la condamner pour l’éternité ? Tel est le dilemme du chœur des femmes de Corinthe. La pièce la plus spectaculaire d’Euripide, jouée jusqu’au bout par la compagnie Démodocos.
Traduction, adaptation et mise en scène : Philippe Brunet;
Musique : François Cam; Décor : Li Wen Ts’ien; Costumes : Florence Kukucka; Marionnettes : Fantine Cavé-Radet; Masques : Jamhari et Anahita Bathaie; Chorégraphies : Diane-Iris Ricaud; Collaboration artistique : Dominique Rebaud : Musicien Angelo Kierlik.
Avec Annelise Baud, François Cam, Hubert Devos, Isabelle Diu, Yanis Cleret, Angéline Da Rocha, Irène Grigorieff, Anne-Iris Muñoz, Charles Ragusa, Diane-Iris Ricaud, Valentin Rineau, Achille Seguin.
Reprise, complétée, de la création Dionysies 2025 par le Théâtre Démodocos et l’atelier Choeur et Théâtre antiques de Sorbonne Université, avec le soutien de la Direction des Affaires Culturelles et de la Sorbonne Université.
Philoctète, Sophocle
Lundi 23 mars, 19h.
Lycée Louis-le-Grand, 123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris – Amphithéâtre Patrice Chéreau
Durée : 2h
Ulysse et les Achéens, en plein siège de Troie, ont abandonné sur une île déserte Philoctète dont le pied était infecté par une morsure de serpent. Mais sans le héros et l’arc d’Héraclès, Troie ne sera pas prise. Ulysse revient secrètement, et tente de pousser le fils d’Achille, Néoptolème, de gagner sa confiance pour emmener l’ermite ensauvagé, miné par le mal. Mais Néoptolème, avec son chœur de marins, est partagé entre l’obéissance aux ordres et l’amitié naissante, qu’il ne peut trahir.
Mise en scène : Philippe Brunet; Traduction : Aymeric Münch; Musique : François Cam; Chorégraphie : Diane-Iris Ricaud; Tréteau et lumières : Eric Pelladeau ; Décors : Emmanuel Collin.Costumes : Fantine Cavé-Radet.
Assistants : Métrique : Anne-Iris Muñoz; Chœur : Charles Ragusa. Acteurs : Marin Langlois.
Avec Edouard de Oliveira, Adrien Lecoq, Aymeric Münch.
Chœur : François Cam, Anne-Iris Muñoz, Christine Abrossimov, Angéline Da Rocha, Foulabé Diaby, Victoire Filiot, Irène Grigorieff, Charles Ragusa, Achille Seguin, Jade Valtier.
Création 2026 Démodocos et Atelier Chœur et Théâtre antiques, Dionysies et Sorbonne en scène.
Œdipe Roi, Sophocle
mardi 24 mars, 19h.
Campus Malesherbes 108 boulevard Malesherbes, 75017 Paris – Grand Amphithéâtre
samedi 28 mars, 16h. Dans le cadre de la trilogie thébaine.
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
Durée 2h.
Œdipe, roi de Thèbes, envoie Créon interroger la Pythie à Delphes pour comprendre le pourquoi de la pestilence qui s’est abattue sur le pays. Créon, de retour, lui apprend qu’il faut punir l’assassin de l’ancien roi Laïos, dont Œdipe a épousé l’épouse, Jocaste. Œdipe s’engage à débusquer l’assassin, mais ne comprend pas les paroles pourtant très claires du devin Tirésias…
Mise en scène et traduction : Philippe Brunet; Musique : Athènaios (Hymne delphique à Apollon) et François Cam (chants du chœur); Chorégraphie : Fantine Cavé-Radet; Costumes : Florence Kukucka. Masques : Guillaume Le Maigat. Assistants-mémoire du chœur Maël Bailly et Violette Hu.
Avec Philippe Brunet, Henrri de Sabates, Gilles de Rosny, Susie Vusbaumer, Hubert Devos. Chœur : Mael Bailly, Irène Grigorieff, Violette Hu, Anne-Iris Muñoz, Charles Ragusa, Diane-Iris Ricaud.
Création Démodocos 2014. Jouée jusqu’en 2016, puis tournée en Grèce à Kea (2016-18), la pièce a fait l’objet du film « Le double destin du roi Œdipe » (2020, 1h52’).
Les Sept contre Thèbes, Eschyle
mercredi 25 mars, 19h30. Durée : 2h.
Campus Malesherbes 108 boulevard Malesherbes, 75017 Paris – Grand Amphithéâtre
samedi 28 mars, 19h. Dans le cadre de la trilogie thébaine.
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
En lever de rideau : Le destin de Thèbes d’après Pindare et Diodore de Sicile
Polynice, fils d’Œdipe, vient assiéger la ville de Thèbes, régie par son frère Étéocle. Tous les hommes sont postés aux sept portes du rempart. Le drame est vécu de l’intérieur de la ville par les femmes du chœur et par Étéocle, à qui un Messager décrit chacun des champions ennemis postés à l’extérieur. Stupéfiante dramaturgie d’Eschyle.
Création Démodocos 2014.
Mise en scène et traduction : Philippe Brunet; Musique : François Cam. Masques : Guillaume le Maigat. Sculptures : Igor Chelkovski.
Avec : Yanis Cléret, François Trublereau.
Chœur : Susie Vusbaumer, Annelise Baud, Diane-Iris Ricaud, Violette Hu, Anne-Iris Muñoz.
Iphigénie en Tauride, d’après Euripide et Platon
mercredi 25 mars, 19h30.
dimanche 29 mars, 15h.
Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, 75018
Durée : 1h30.
Iphigénie, fille d’Agamemnon, n’a pas été sacrifiée à Aulis par son père. Elle vit à présent chez les Taures, au bout de la Mer Noire. Il faut aller loin pour y voir (plus) clair dans les projets obliques des dieux. Comment mettre fin aux effusions de sang des dieux (sacrifices) et des hommes (guerre de Troie) ? Qui en paiera le prix ? Et si les Barbares n’étaient pas ceux qu’on croit ? Platon pose ces mêmes questions, à quelques années de distance, en faisant dialoguer Socrate et le devin Euthyphron aux portes du tribunal qui va condamner à mort le philosophe pour impiété. L’étrange tragédie d’Euripide interroge autrement les rapports entre piété et justice.
Laura de Lagillardaie, Stéphane Poliakov et Hugues Badet
Réservez vos places ici : lmp-billetterie.mapado.com
Les Perses, Eschyle
vendredi 27 mars, 20h.
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
Durée : 2h
La défaite historique des Perses, vaincus à Salamine en 480 est à l’origine de la plus ancienne pièce conservée du répertoire tragique et date de 472 av. l’ère chrétienne. Créé par le Théâtre Démodocos en 2001, filmé par Jean Rouch.
Représentation exceptionnelle donnée à la mémoire de notre amie iranienne Anahita Bathaie (1973-2026)
Mise en scène : Philippe Brunet; Décor : Li Wen Ts’ien; texte français : Aymeric Münch, Yann Migoubert et Guillaume Boussard; Masques sculptés : Jamhari sur des dessins d’Anahita Bathaïe ; Costumes et maquillage : Anahita Bathaïe.
Avec Yohann Grandsire, Guillaume Boussard, Clémentine Voidey, Susie Vusbaumer, Hubert Devos.
Chœur : Anne-Iris Muñoz, Annelise Baud, Violette Hu, Yanis Cleret, François Cam.
La trilogie thébaine
samedi 28 mars, de 16h à 23h
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
Pour cette session exceptionnelle, nous vous proposons un pass donnant accès aux trois pièces. Chaque pièce est aussi réservable individuellement si vous ne souhaitez pas assister à l’ensemble de la trilogie.
Exceptionnelle représentation de trois tragédies thébaines liées : Œdipe roi, Sept contre Thèbes, Antigone.
Avec en contrepoint une lecture de l’historien Diodore de Sicile : la destruction de Thèbes par Alexandre le Grand et un extrait de Pindare, Pythique VIII, sur la défaite des thébains alliés des Perses lors des guerres médiques.
A l’origine, Eschyle avait fait une tétralogie des Labdacides comprenant, Laïos, Œdipe, Les Sept contre Thèbes, et le drame satyrique Sphinx. La trilogie des Labdacides incluait Laïos, Œdipe, Sept contre Thèbes. Le Laïos est perdu, ainsi que l’Œdipe d’Eschyle. Il faut donc commencer par le chef-d’œuvre de Sophocle Œdipe roi, poursuivre avec Les Sept contre Thèbes d’Eschyle, qui remontent en deuxième partie de la trilogie tragique, avec la mort des fils d’Œdipe, Etéocle et Polynice. Et Antigone de Sophocle permet d’aller au bout du mythe : l’héroïne, contre la loi de Créon, choisit de faire des funérailles à son frère Polynice.
Sophocle, Œdipe Roi
28 mars, 16h.
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
Durée : 2h.
Eschyle, Les Sept contre Thèbes
28 mars, 19h
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
Durée : 1h30.
Sophocle, Antigone
28 mars, 21h
Campus Pierre et Marie Curie, 4 Place Jussieu 75005 Paris – Amphi 25
Durée : 2h.
Lucrèce et la piété
dimanche 29 mars, 17h30
Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, 75018
Durée : 45 minutes.
Lucrèce est le chantre du matérialisme. Qu’est-ce que la piété dans cette philosophie qui éloigne les dieux ? Guillaume Boussard lit de vastes extraits de sa traduction du De Rerum Natura dans un récital inédit qui traverse les six chants du poème. La piété, c’est pouvoir, la pensée apaisée, observer toute chose.
La lecture sera suivie d’un échange avec le public
Traduction et interprétation : Guillaume Boussard
Réservez vos places ici : lmp-billetterie.mapado.com
Le retour des hexamètres : lectures de traduction de Lucain et Aristote
lundi 30 mars, 18h
Lycée Jules Ferry, 77 boulevard de Clichy, 75009 – salle 300 60 places.
Durée : 2h.
En clôture des Dionysies, après L’Iliade donnée en ouverture, après le poème 64 de Catulle et les vers de Lucrèce, on suivra le renouveau des travaux inédits en hexamètres : Lucain traduit par Anne-Iris Muñoz, Aristote réécrit dans le mètre d’Homère par Nicolas Lakshmanan. Conclusion de Philippe Brunet.
Traduction et interprétation : Anne-Iris Munoz, Nicolas Lakshmanan
